L'arche de zoé
La justice tchadienne a condamné Eric Breteau et ses cinq compagnons à huit ans de travaux forcés pour avoir tenté d'exfiltrer depuis l'est du Tchad vers la France 103 enfants qu'ils disaient orphelins du Darfour.
Après leur transfèrement en France le 28 décembre, la justice doit encore statuer sur la traduction en droit français de cette peine.
Le ministère public a requis sa transformation en huit ans de prison ferme et les avocats des six condamnés plaideront le 14 janvier au matin devant le tribunal de Créteil, qui pourrait rendre sa décision dans la foulée.
Selon son ex-épouse Eric Breteau serait prêt à mettre fin à ses jours s'il reste en prison.
"Il ne pourra pas continuer à vivre en étant utilisé comme de la chair à pâté et qu'on donne raison à des dictateurs, pour lui c'est insupportable", a déclaré Agnès Breteau
"Il préférera se supprimer lui-même plutôt qu'on le supprime à petit feu. Il a toujours géré sa vie et il le fera jusqu'au bout", a-t-elle poursuivi.
Déclaration du Lundi 7 janvier:
Rama Yade, la secrétaire d'Etat chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme, a laissé entendre, dimanche, que l'Etat ne pourrait pas « se substituer » aux Français condamnés dans l'affaire de l'Arche de Zoé et payer les 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts qu'ils devront régler au Tchad, mentionne Le Monde. Les six membres de l'Arche de Zoé avaient été condamnés par la cour criminelle de N'Djamena à huit ans de travaux forcés et à verser « solidairement » une somme aux familles des 103 enfants enlevés